1 C'était la nuit de Noël, un peu avant minuit, On avait pendu nos bas devant la cheminée, Blottis bien au chaud dans leurs petits lits, Maman et moi, dans nos chemises de nuit, Quand au dehors, un bruit de clochettes, Filant comme une flèche vers la fenêtre, Au dessus de la neige, la lune étincelante, Je n'en crus pas mes yeux quand apparut au loin, Dirigés par un petit personnage enjoué : Ses coursiers volaient comme s'ils avaient des ailes. Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent, Peu après j'entendis résonner sur le toit Une fois la fenêtre refermée, je me retournais, Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet, Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets, Il avait des joues roses, des fossettes charmantes, Une petite bouche qui souriait tout le temps, De sa pipe allumée coincée entre ses dents, |
En 1822 , un pasteur new-yorkais du nom de Clément Clarke Moore écrivit un poème mettant en scène un Père Noël entièrement vêtu de rouge, assis dans un traineau tiré par des rennes, avec un sac de jouets toujours plein, et des bas accrochés au-dessus de la cheminée dans l'attente des cadeaux. |
|---|---|
Ces images poétiques ont symbolisé Noël pour des générations et des générations d'enfants. |
|
2 Il avait des joues roses, les fossettes charmantes, Une petite bouche qui souriait tout le temps, De sa pipe allumée coincée entre ses dents, Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin, Mais d'un clin d'oeil et d'un signe de la tête, Puis sans dire un mot, car il était pressé, Je l'entendis ensuite siffler son bel équipage. Ensemble ils s'envolèrent comme une plume au vent. Avant de disparaître le Père Noël cria :
|
|
![]() |
|